Résumé
Le VIH est accompagné d’un stigma social important en raison de la peur qui entoure la transmission de l’infection et ses conséquences potentiellement létales. La stigmatisation liée au VIH engendrerait des conséquences néfastes à plusieurs niveaux, étant présentée comme un obstacle aux efforts préventifs de santé publique ou comme un catalyseur à la transmission du VIH au sein des populations vulnérables. Si les études sur la stigmatisation liée au VIH-sida étaient nombreuses au cours des années 1990 et au début des années 2000, elles le sont de moins en moins depuis les dernières années. Il devient donc difficile d’évaluer l’évolution du phénomène. La présente enquête vise à pallier cette lacune. La surveillance des attitudes populationnelles demeure un outil important pour mesurer leur évolution et orienter les campagnes de sensibilisation et de prévention plus efficacement. Les hommes, les personnes âgées de 50 ans et plus et celles ayant un niveau de scolarité inférieur à 14 ans apparaissent souvent comme étant associés à des attitudes défavorables aux PVVIH, les programmes de sensibilisation devraient donc les cibler spécifiquement. Le groupe des moins de 30 ans est le seul à connaître une régression des connaissances et une stagnation au plan des attitudes. Des interventions devraient donc le viser directement.
Auteurs - Auteures
Chercheurs
- Alix Adrien, chercheur principal, DSP de l’ASSS de Montréal
- Marianne Beaulieu, candidate au PhD Santé Publique, Université de Montréal
Collaboration (en ordre alphabétique)
- Sylvain Beaudry
- Jean Boulanger
- Stéphanie Claivaz-Loranger
- Richard Cloutier
- Joseph Cox
- Roseline Jolétus
- René Légaré
- Marie-Hélène Luly
- Albert Martin
- Doug McColeman
Publications et annexes
52 pages
Numéro ISBN/ISSN
978-2-89673-112-1 (version imprimée)
978-2-89673-113-8 (version PDF)
Date de publication2011-01-01