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Direction régionale de santé publique de Montréal

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Professionnels et partenaires

Pour agir ensemble. Espace réservé au réseau de santé publique montréalais et aux parties prenantes sectorielles, intersectorielles et universitaires.

Victimisation à l’école ou sur le chemin de l’école

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Introduction

Les jeunes élèves du secondaire sont exposés à différentes formes de violence en contexte scolaire, notamment l’intimidation, mais aussi les violences entre partenaires intimes, les violences à caractère sexuel, les violences éducatives et pédagogiques, mais aussi les violences institutionnelles et systémiques. Ces jeunes peuvent être exposés comme auteur, victime ou témoin, occupant bien souvent ces trois rôles au cours de leur vie.

La victimisation violente (le fait d’être victime de violence) en milieu d’éducation a des impacts importants sur la santé globale et la réussite scolaire des jeunes victimes (enjeux de santé mentale comme l’anxiété et la dépression, consommation problématique de substances psychoactives, faible estime de soi, sentiment de sécurité dégradé, comportements à risque, etc.).

Faits saillants

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La violence touche une minorité de jeunes, mais elle est en hausse.

  • À Montréal, une majorité des jeunes élèves du secondaire (62% des filles et 56% des garçons) ne déclarent vivre aucune violence à l’école ou sur le chemin de l’école, tandis qu’une minorité (8% des filles et 10% des garçons) disent en subir “souvent”.
  • Les plus jeunes (secondaire 2 et 3), les garçons et les milieux socio-économiques défavorisés connaissent plus de victimisation violente que la moyenne.
  • L’évolution historique observée depuis la première édition de l’EQSJS (2010-2011) montre une baisse importante, suivie d’une hausse relative entre les seconde et troisième éditions de l’enquête (2016-2017) et 2022-2023). Cette hausse est particulièrement importante chez les filles et les élèves de secondaire 3, et moins marquée chez les garçons et les jeunes des autres niveaux.
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Un éventail complexe de facteurs individuels, relationnels, environnementaux et systémiques jouent un rôle protecteur contre la victimisation et ses impacts négatifs. Parmi ceux-ci:

  • Une santé mentale florissante;
  • Une bonne estime de soi;
  • Des compétences personnelles et sociales bien développées;
  • Des pairs prosociaux et une supervision parentale élevée;
  • Un soutien social fort (surtout chez les filles) à l’école, dans la famille, auprès des amis et dans la communauté.
 

La violence commise et subie par les jeunes à l’école ou sur le chemin de l’école est un enjeu de santé publique important à Montréal.

Les milieux d’éducation montréalais et leurs partenaires peuvent déjà compter sur un ensemble solide d’actions structurantes en prévention (développement des compétences personnelles et sociales, plans de lutte contre l’intimidation, contenus pédagogiques, activités de prévention thématiques, notamment). Pour autant, ces actions doivent être renforcées et bonifiées afin d’assurer un continuum de prévention structurant et efficace à l’échelle régionale, tout en demeurant flexible et adapté aux besoins et aux réalités des différents territoires de Montréal.

Un engagement politique fort, soutenu par un arrimage transversal des différents partenaires institutionnels et communautaires, est indispensable afin de briser les logiques de silos qui empêchent une approche intégrée, centrée sur le jeune à travers son parcours et ses milieux de vie.

Dernière mise à jour: 2026-03-24